Diffusion en salle de cinéma "Envoûté"
Le projet
Portés par une passion commune pour le cinéma, nous sommes une équipe de 7 créateurs qui avons conçu et réalisé une web-série originale, aujourd’hui prolongée par un long format retraçant l’intégralité de l’histoire. Ce projet représente l’aboutissement de plusieurs mois de travail, de créativité et d’investissement collectif.
Notre ambition est désormais de franchir une nouvelle étape : proposer une diffusion en salle, afin de rencontrer le public et valoriser ce projet indépendant. Nous souhaitons organiser une projection au cinéma Cinécomté de Poligny le dimanche 26 avril, suivie d’un moment convivial et d’un débat avec les spectateurs.
Cet échange a pour objectif d’impliquer le public, de recueillir des retours constructifs et de nourrir une démarche d’amélioration continue, tout en créant un véritable événement culturel local autour d’une production indépendante.
Envoûté : Un thriller paranormal ancré dans l’ère des réseaux sociaux
Envoûté est un film d’horreur grand public à la narration innovante, qui plonge le spectateur dans la descente psychologique d’un jeune influenceur persuadé que son appartement est hanté.
Tout commence par une découverte anodine : une vieille sacoche, 8 photos d’une femme au regard figé. Soudainement une lumière qui s’éteint. user513324 voit en cette découverte l'opportunité de créer du contenu virale… avant que les phénomènes ne deviennent incontrôlables.
Caméras de surveillance, reflets dans les fenêtres, séquences found footage : la mise en scène brouille constamment la frontière entre réel et fiction. Le spectateur devient témoin direct, presque complice, de l’obsession grandissante du personnage.
Mais Envoûté va plus loin qu’un simple film de fantôme.
À mesure que l’histoire progresse, le doute s’installe :
Est-il réellement victime d’une entité ? Ou est-il en train de manipuler son audience pour créer le “buzz” parfait ?
Et si le véritable démon n’était pas surnaturel… mais numérique ?
Le film explore :
la pression des réseaux sociaux.
la quête de visibilité à tout prix.
la frontière fragile entre création et manipulation de son audience.
l’impact destructeur du regard des autres.
L’histoire bascule progressivement du paranormal vers le thriller psychologique, jusqu’à un final qui recontextualise tout : la possession n’est peut-être pas celle que l’on croit.
Un concept actuel
Un format hybride (web-série + long-métrage) déjà amorcé sur les réseaux, avec une communauté engagée.
Une esthétique immersive inspirée du found footage revisité pour correspondre aux codes actuels, ainsi on passe d'un vieux caméscope et d'une casette retrouvée dans une forêt à un téléphone portable et TIKTOK.
Un sujet générationnel qui parle directement aux 15–35 ans.
Envoûté est un projet conçu pour créer l’expérience collective du frisson, tout en bénéficiant d’une stratégie digitale organique déjà en place.
C’est un film qui attire par le paranormal…et qui marque par son propos contemporain.
Motivation et origines du projet
Notre histoire avec le cinéma d’horreur commence en 2019 avec "Rosaline", notre tout premier film. Un film paranormal imparfait, mais essentiel : c’est avec lui que nous avons appris à raconter une histoire, à créer une atmosphère, à diriger une équipe et monter un film.
En 2020, nous réalisons "L’Invité", un slasher au tueur masqué, puis en 2021 "Au clair de Lune", un court-métrage paranormal plus ambitieux, influencé par le cinéma de James Wan.
Après cela, nous avons volontairement quitté l’horreur. Nous avons exploré d'autres formats notamment un court-métrage en noir et blanc plus introspectif, puis un long-métrage d’une heure, "Saltare Mortis". Cette prise de distance était nécessaire pour évoluer et ne pas nous enfermer dans un seul genre.
Pourtant, l’envie de revenir à l’horreur s’est imposée naturellement.
D’abord parce que c’est le genre qui nous a fait commencer. Ensuite parce que l’horreur est un grand terrain de créativité : elle demande peu de moyens mais beaucoup d’inventivité. Elle repose sur la mise en scène, le rythme, le son, la suggestion. C’est un genre populaire, viscéral, capable de rassembler un public autour d’émotions collectives fortes.
Mais revenir à l’horreur ne suffisait pas. Nous ne voulions surtout pas refaire "Au clair de Lune".
L’origine d’Envoûté est née de cette contrainte : Comment revenir à nos bases sans nous répéter ?
Nous avons alors cherché un format qui nous mettrait en difficulté, qui nous obligerait à apprendre quelque chose de nouveau. Le found footage s’est présenté comme une piste évidente : un dispositif immersif, brut, efficace dans le cinéma d’horreur.
Cependant, ce format est déjà très exploité. Le simple fait de filmer caméra à l’épaule ne garantissait aucune originalité. Nous avons donc réfléchi autrement. Et aujourd'hui nombreux sont ceux qui filment et partagent leur quotidien sur les réseaux sociaux.
Nous avons observé et analysé le fonctionnement des réseaux sociaux :
leurs codes, leurs mécaniques de viralité, la manière dont une communauté commente, accuse de “fake”, enquête, théorise. Nous nous sommes intéressés aux vlogs paranormaux, à cette zone floue entre divertissement et croyance.
C’est là que le projet a trouvé son identité :créer une fiction qui se situe à la frontière entre film et vlog paranormal.
Le personnage principal ne subit pas la caméra : il choisit de se filmer. Il publie. Il répond aux critiques. Il se justifie. Il doute. Le spectateur n’est plus simplement devant l’écran : il est intégré au dispositif étant donné que la web-série est publié sur le compte tiktok du personnage créé spécifiquement pour le bien de l'histoire.
Notre motivation dépasse alors le simple cadre du frisson.
À travers une intrigue surnaturelle attractive, nous voulions aborder des sujets actuels :
la pression du regard des autres, la critique permanente, le cyberharcèlement, la quête de visibilité. Montrer comment la parole collective peut influencer, déstabiliser, voire détruire.
Enfin, notre passion pour le cinéma nous a poussés à ne pas limiter le projet à un format vertical destiné aux réseaux. Nous avons donc imaginé, en parallèle de la web-série, un documentaire long format qui recompose l’ensemble de l’histoire dans une narration horizontale. Une manière de transformer une expérience numérique en véritable objet cinématographique.
L’origine d’Envoûté, c’est donc :
Le désir de revenir à notre genre fondateur.
La volonté de ne pas nous répéter.
L’envie d’expérimenter un nouveau format de diffusion.
Et la motivation de proposer une expérience où le spectateur devient partie prenante du récit.
Publics visés
Envoûté s’adresse en priorité à un public familier des réseaux sociaux, des formats immersifs et des récits qui brouillent la frontière entre réel et fiction. La diffusion initiale via le compte du personnage, les interactions, les commentaires, les accusations de “fake”, les théories construites par la communauté : tout cela parle directement à un public qui maîtrise ces codes au quotidien.
Le film s’inscrit dans un registre d’horreur grand public. Le paranormal reste un moteur d’attraction puissant : c’est un genre populaire, accessible. Nous avons volontairement évité une horreur trop brutale ou expérimentale. L’objectif n’est pas de produire un film “indigeste”, mais une expérience intense et immersive, proche d’un divertissement de genre efficace, une horreur à dimension presque “blockbuster” dans son approche narrative, tel des films comme conjuring et insidious.
Au-delà du frisson, la dimension enquête constitue un véritable levier d’adhésion. Les spectateurs ne sont pas seulement là pour avoir peur : ils cherchent des indices, doutent, analysent, formulent des hypothèses. Est-ce réel ? Est-ce mis en scène ? Qui manipule qui ? Cette mécanique du doute, favorise l’engagement et stimule la curiosité.
Le projet joue également sur des respirations plus légères. Certains moments volontairement décalés, presque loufoques, viennent relâcher la tension lorsque celle-ci devient trop oppressante. Ces variations de ton permettent de maintenir un équilibre et d’élargir l’accessibilité du film, sans trahir son identité horrifique.
Par ailleurs, le format documentaire long-métrage a été pensé pour élargir encore le public. Il permet d’expliquer clairement les événements, de structurer l’histoire dans une narration horizontale et progressive. Les spectateurs moins familiers avec les réseaux sociaux peuvent ainsi suivre pleinement le récit sans en maîtriser tous les codes numériques. Ce format répond aussi aux attentes des amateurs de cinéma plus traditionnel, en proposant une construction dramatique solide, pensée pour l’expérience en salle.
En résumé, Envoûté vise :
Les 15–35 ans, connectés et sensibles aux réseaux sociaux.
Les amateurs d’horreur grand public, attirés par le paranormal et le suspense.
Les spectateurs qui aiment les récits d’enquête, de doute et de mystère.
Un public plus large grâce au format documentaire, accessible et structuré.
Le projet essaye de créer un pont entre culture numérique et cinéma, entre frisson collectif et réflexion contemporaine, en proposant une expérience à la fois divertissante, immersive et accessible.
Energie Jeunes