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Culture

Les Sabots de Vénus

Le projet

"Les Sabots de Vénus" est un documentaire conçu comme une fable écologique, qui traite des questions de préservation des espèces, du point de vue des politiques territoriales d'une part, et des habitants qui occupent les réserves naturelles d'autre part. Le film prend pour point de départ une espèce d'orchidée rare et hautement protégée, les Sabots de Vénus. Ces orchidées, dont la plus grande concentration se situe dans le massif de la Chartreuse, sont traversés par de nombreux récits, allant des légendes ancestrales aux traditions familiales plus proches de notre époque. Interdite de cueillette aujourd'hui, elles sont portées en étendard par les politiques territoriales pour sensibiliser les habitants et les touristes à la préservation des écosystèmes. 

Les récits qui englobent les Sabots de Vénus nous ont poussé à aller à la rencontre de celles et ceux qui partagent le territoire de ces fleurs et de celles et ceux qui les protègent, afin qu'ils et elles nous racontent leurs propres histoires, et que leur voix misent ensemble permettent de percevoir des manières de prendre soin, préserver, et habiter la Terre. Nous voulons partager la richesse des rencontres et des questionnements qui nous accompagne dans notre enquête et nos expéditions, tout en donnant à voir des modes de vie responsables et respectueux de l'environnement.

Le film durera environ quinze minutes. Il sera réalisé à partir d’images tournées dans le parc naturel régional de la Chartreuse, et à partir de témoignages de personnes rencontrées sur le territoire : un garde forestier de l’ONF, des habitants des Entremonts (dont l’auteur d’un dictionnaire de patois et d’un bestiaire des êtres fantastiques qui peuple la Chartreuse), des chercheurs de l’université de Savoie, une personne chargée de mission biodiversité - aménagement - paysage du parc naturel, etc.

 

Nous, Léa et Manon, toutes deux jeunes artistes-chercheuses chalonnaises, co-réalisons ce projet. 

 

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Echéancier : 

· Mars 2022 Résidence d’écriture de 2 semaines à la Méandre

· Avril 2022 Repérage d’une semaine dans le massif de la Chartreuse, rencontres et entretiens avec les interlocuteur·ices/personnages du film
· Mai 2022 Ecriture et réajustement à partir des entretiens du mois d’avril, visionnage des premières images

· Juin 2022 Première semaine de tournage
· Novembre-Décembre 2022 Visionnage des rushs, pré-montage, écriture
· Janvier-Février 2023 Montage 
· Mars - Juin 2023 Semaines de tournage 2 et 3, contact de structures et professionnel·les du cinéma pour conseil, avis et recherche d’une production/diffusion, reprise de contact avec les personnes ayant participé au projet, recherche de festivals
· Septembre 2023 Organisation des séances de projection et rencontres avec le public (Chalon-sur- Saône, communes du massif de la Chartreuse, parc naturels régionaux) et envoi du film en festival

Motivation et origines du projet

Nous, Léa et Manon, nous sommes rencontrées dans le cadre du programme de recherche-création Mondes Visuels, à l'école média art de Chalon-sur-Saône. Faisant toutes deux de la vidéo, nous avons très vite eu envie de collaborer pour traiter de questions qui nous préoccupaient, notamment en ce qui concerne l'écologie et les manières d'habiter. De là est née l'idée de réaliser un film qui traiterait de la cohabitation entre humains et autres qu'humains. La découverte des orchidées Sabots de Vénus, espèces en voie de disparition et située dans une zone hautement protégées par des politiques territoriales a été une porte d'entrée pour traiter de ces questions. 

L'enjeu pour nous est de partager nos interrogations sur des façons d'habiter respectueuses de l'environnement. N'étant pas originaire du massif de la Chartreuse, nous souhaitons partager notre regard neuf sur un territoire pour faire surgir des enjeux de conservation et de préservation plus large. Nous cherchons par la réalisation de ce projet à sensibiliser les publics aux questions de protection de l'environnement et de changement climatique. 

A travers ce projet nous apprenons aussi à travailler ensemble en tant que duo. Toutes deux nées dans les années 90 nos intérêts et nos convictions communes sont le ciment de notre recherche. A l’époque où nous sommes, nous trouvons essentiels de remettre en question notre rapport au vivant en tant qu’être humain et proposer des outils de réflexions concrets tel que pourrait l’être ce film. Notre héritage culturel vis à vis de notre rapport au monde est selon nous à remettre en question c’est pourquoi nous faisons de notre travail un terrain de réflexion que nous souhaitons construire et partager avec d’autres.

Si nous avons une culture des luttes, nous n’avons pas en revanche de culture du vivant. C’est elle qu’il nous faut vivifier et inventer aujourd’hui. Une culture du vivant, comme on parle d’une culture de la Révolution : quelque chose qui lui confère une importance dans l’espace collectif et ­l’attention politique. (…) Pour faire exister cette culture, les savoirs sur les vivants sont nécessaires pour accéder à leur manière d’être vivant. Mais bien souvent, le style ­d’expression des sciences de la nature modernes pétrifie tout ce qu’il touche : ce sont des savoirs désanimants. Ce qui est salvateur, c’est que dans sa pluralité des formes d’enquête, les sciences ont simultanément inventé des styles de savoirs qui sont d’un autre ordre : des savoirs qui restituent aux vivants leur animation intrinsèque, des savoirs réani­mants.

Publics visés

Le film s'adressera principalement à un public adulte et adolescent.

Notre recherche se construit avec plusieurs approches. Celle née de nos réflexions communes et de nos lectures dans le champ des sciences politiques et de la science fiction, référencée par des auteurices tels qu’Octavia Butler, Bruno Latour, Joanna Zylinska ou encore Françoise d’Eaubonne. Celles construites grâce aux rencontres, au réseau que nous nous sommes constituées sur notre terrain de recherche : le massif de la Chartreuse. Et celle propre à nous deux, notre culture et sensibilité d’artistes. Notre travail consiste donc à mettre en relation et faire du lien entre des données et concept encore non relié, ré-interpréter et proposer une forme artistique afin de soulever les questionnements qui peinent parfois à sortir des cercles scientifiques et politiques et tenter d’en proposer une forme sensible, moins hermétique.

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